Bon anniversaire Firefox
Un logiciel libre, ouvert et gratuit … qui a réveillé l’ogre de Redmond et lui faire faire des efforts sur les standards (IE8) … mais qui a laissé une option de compatibilité pour les sites IE only (donc codés avec les pieds) …
Lire l’article “Les 5 ans de Firefox …” sur ZDNet.fr
Tristan Nitot : « Le futur ne va pas être inventé dans des labos » ou l’histoire de Firefox
par Astrid Girardeau

Tristan Nitot à Paris, mardi. Photo Frédéric Stucin
Le 9 novembre 2004 sortait Firefox. Dans un marché monopolisé par l’Internet Explorer de Microsoft, le lancement, par la Mozilla Foundation, de ce navigateur web libre et innovant a suscité un engouement rapide. Aujourd’hui, il a 24 % du marché et plus de 300 millions d’utilisateurs. A l’occasion de ses 5 ans, Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, et « dino » de l’Internet, revient sur cette histoire et livre sa vision personnelle du Net.
Que représentent ces cinq ans ?
Ils sont incroyables. Aujourd’hui, les gens voient le succès de Firefox, mais c’est aussi onze ans de projet Mozilla difficiles. Au lancement de la suite Mozilla 1.0 en juin 2002, on a fait une fête à Paris. J’ai retrouvé des photos, on était dix ! (rires)
Puis il y eut le projet Firefox…
L’équipe travaillait à une suite internet avec navigateur, messagerie, éditeur de page web, et plein d’autres modules. Une sorte de couteau suisse de l’Internet fait par des ingénieurs pour des ingénieurs. Rien que pour aller sur le Web, c’était un tableau de bord de 747 ! Deux d’entre eux [David Hyatt et Blake Ross, ndlr] ont proposé de faire un outil plus simple, utilisable par tout le monde. Leur chef a dit non. Heureusement, ils ont continué à y travailler en perruque. De la suite Mozilla, ils ont juste pris le navigateur et fait un truc choquant : ils ont sabré à la hache le produit pour retirer des fonctionnalités et arriver à quelque chose d’épuré. C’était tabou.
Une nouvelle version (la 3.6) du navigateur va bientôt sortir. Quels sont vos prochains objectifs en terme d’innovation ?
Que le Web soit capable d’offrir des applications aussi riches et performantes que les applications dites natives. Au départ, le Web, c’est du texte et des hyperliens. Un jour, Mosaic intégra les images – et il paraît que Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web, a alors dit : « Vous n’y pensez pas, on va finir par avoir des femmes nues sur le Web ! » -, puis les feuilles de style (CSS). Et ça s’est à peu près arrêté là, à la période glaciaire d’Internet Explorer 6 et sa position de monopole. On a alors travaillé à apporter un ensemble de standards que chacun puisse implémenter à sa façon dans son navigateur : son, vidéo, image animée et 3D (avec WebGL). Aujourd’hui, on arrive à manipuler de la vidéo en temps réel dans le navigateur, il y a six mois c’était Star Wars !
Et bientôt Firefox pour mobile ?
Aujourd’hui, celui qui veut développer une application pour mobile l’écrit pour iPhone et la soumet à l’i-Store en espérant qu’Apple voudra bien la distribuer moyennant finance. Alors évidemment, pas de contenu potentiellement dérangeant. C’est totalement aseptisé. Et c’est dérangeant car le monde numérique qu’on est en train de construire est foncièrement basé sur la censure et le politiquement correct. Et accepter ce mode-là, c’est renforcer les positions dominantes. L’alternative, c’est d’écrire des applications web qui vont tourner dans tous les téléphones. Et c’est là qu’est le vrai défi actuel pour Mozilla. Le Firefox pour téléphone (Fennec) que nous allons sortir utilisera le même moteur que celui du navigateur 3.6.
Le marketing « produit cool », justement, comme a pu l’avoir Apple, fait partie de votre positionnement ?
Oui. Mais Apple a une approche où les gens sont des consommateurs de produits cool. Nous, ils sont acteurs. Notre message est : « Soyez acteur de votre futur numérique, décidez, faites des choix, imposez-les ou du moins ne vous laissez pas guider par le consumérisme parce que les objets sont brillants et le design cool. »
Ce discours tient-il la route alors que la Fondation Mozilla est financée à près de 85 % par Google ?
Je comprends que cette relation puisse inquiéter. Mais on est farouchement indépendant. Et on s’assure que cela va continuer. Une partie de notre chiffre d’affaires est mis dans un fonds de réserve qui nous permettrait de vivre sans financement extérieur pendant deux ou trois ans. Donc, toute éventuelle tentative d’influence de la part d’un de nos partenaires se solderait par un « tant pis au revoir ». Parce qu’on peut se le permettre.
De son côté, Google a lancé son propre navigateur, Chrome. Un peu de sang neuf dans la concurrence ?
Avant, on avait en face Microsoft complètement assoupi au volant. Aujourd’hui, il y a Safari pour Windows, Microsoft s’est réveillé et maintenant Google. A côté de nous, ce sont des monstres en termes de capitalisation boursière, de réserve en cash, d’employés, etc. C’est une concurrence asymétrique, et ce n’est pas reposant ! Même si on l’a voulu. Maintenant, notre objectif n’est pas de dominer le marché. On est au service d’une mission : faire qu’Internet, qu’on considère comme un bien commun, s’épanouisse et soit au service des gens.
Comment voyez-vous cet épanouissement d’Internet ?
J’ai arrêté les prévisions depuis que j’ai pensé que Wikipédia ne marcherait pas. On ne sait pas ce qui va marcher, mais il faut se mettre dans une position où on peut inventer et essayer. C’est pour ça que j’ai tant d’espoir pour Internet. Le futur ne va pas être inventé dans des labos par des types en blouse blanche. Au contraire, on va permettre à chacun de répondre à son propre besoin en bidouillant son outil. Et les meilleures bidouilles vont devenir des produits diffusés dans le monde. A ce titre, la neutralité du Net, la liberté et l’accès au code source, l’utilisation de standards, permettent cette innovation. Donc, l’avenir sera ce qu’on en fera, mais donnons-nous les outils qui nous permettent d’aller là.
A propos des enjeux du Net, Mozilla est absent des débats, alors qu’à titre personnel, vous êtes assez engagé…
Pendant longtemps, mes collègues américains ont refusé de prendre part au débat politique, mais c’est en train d’évoluer. A titre personnel, je suis très inquiet de voir cette tentative de prise de contrôle par les instances dirigeantes. Je comprends leur approche. Ce ne sont pas des natifs du numérique, ils ont peur, et ils ont raison ! Le Net est un outil d’une puissance inouïe. Ce sont les gens qui ont pris le contrôle, ce qui est formidable en tant qu’outil démocratique. Je pense qu’Internet est une étape dans le développement du genre humain.
Paru dans Libération du 6 novembre 2009
Même IE8 voit ses PDM baisser … et PDM c’est important pour MS …
… et ce n’est pas trop tôt.
Lire l’article complet de ZdNet.
L’avenir appartient aux logiciels non propriétaires, libres, ouverts et interopérables. Merci à la Fondation Mozilla d’avoir ouvert les portes du succès il y a 5 ans.
… et une malversation de plus de MS$ vis-à-vis de Firefox !
Firefox victime d’une faille de sécurité ouverte par Windows Update
Un plug-in pour .NET est incriminé
Le scandale n’est pas loin.
En Février dernier, Microsoft publiait un plug-in pour Firefox baptisé “.NET Framework Assistant“. Or il semblerait que ce plug-in ait ouvert une brèche énorme dans le sécurité du navigateur libre de la Fondation Mozilla.
A tel point que Firefox l’a bloqué :

Jusqu’ici il n’y a pas vraiment de scandale, Microsoft n’est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier à éditer un plug-in pas assez sécurisé.
Le problème vient plutôt du fait que la faille ouverte est “critique“, y compris d’après les équipes de Microsoft qui ont édité deux correctifs de sécurité, l’un en Mai – qui proposait la suppression de l’assistant pour le Framework .NET – et un patch, ce 13 Octobre sensé colmater la brèche. La faille permettait d’installer des logiciels à l’insu de l’utilisateur.
Mais dans cette affaire, c’est surtout la manière dont l’installation s’est effectuée qui fait scandale.
Microsoft a utilisé Windows Update pour “modifier” Firefox et lui introduire une faille similaire à celle d’Internet Explorer : “La raison c’est que .NET Framework 3.5 SP1 installe un plug-in ‘Windows Presentation Foundation’ dans Firefox.“, reconnaît l’équipe de Redmond chargée de la sécurité.
De quoi relancer les suspicions sur Microsoft et l’utilisation de Windows Update qui pèse dans l’affaire de l’installation du navigateur par défaut et du choix imposé par Bruxelles ?
Nulle ne le sait, mais Microsoft semble avoir joué avec le feu.
Sources :
Le billet du Security & Research Defense et les deux correctifs de Microsoft.
Lire aussi :
Les rubriques Sécurité, Développement Web et .NET de Développez.com
Firefox : la page de détection des plug-ins périmés officiellement lancée
Les concurrents de Microsoft pensent qu’il utilisera Windows Update pour tenter de favoriser Internet Explorer
Et vous ? :
Pensez-vous que Microsoft a volontairement ouvert une brèche dans Firefox ?
Que penser de l’utilisation de Windows Update lorsque celui-ci modifie un programme tiers ?
MS attaque Google Chrome … quand l’Hôpital se fout de la Charité
Quand vous aurez acheté bien chère la MàJ de Vista appelée Seven
Les lois de la CEE ont obligés M$ à ne plus installer de force un navigateur, alors comment faire pour avoir un butineur ?
Bouton Windows>Exécuter>taper cmd puis valider
une fenêtre command noire apparaît:
taper:
ftp ftp.mozilla.org
puis valider, la demande du nom utilisateur apparaît, taper
anonymous
puis valider, la demande de mot de passe apparaît,
valider sans rien taper
le message “Login successful” apparaît, taper
cd pub/mozilla.org/firefox/releases/latest/win32/fr
puis valider, taper
type binary
puis valider, taper
mget *.exe
puis valider
à la question posée taper
y
puis valider
le téléchargement commence, lorsque l’invite revient sur ftp>, le téléchargement est terminé
taper
quit
puis valider
le fichier téléchargé se trouve dans le répertoire indiqué en début de ligne d’invite
(c:\……)
Voici ce que ça donne en image:
(NB: il est possible de copier-coller dans la fenêtre de commande en faisant un clic droit.)

Merci à Frédéric Bezies pour cette recette
La PDM (je n’aime pas ce mot-là) de Firefox aurait-elle dépassé celle de Internet Explorer ?
Article à prendre avec des pincettes ? … si c’est vrai, c’est un vrai succès pour le libre
Lire les statistiques sur www.w3schools.com
Les américains ne rigolent pas avec la protection des brevets … MS Word interdit de ventes aux USA !
12.08.09 – 18:05
Une cour texane a émis une injonction interdisant à Microsoft de vendre son logiciel Word sur le territoire des Etats-Unis. Cette décision vient d’une plainte déposée par une société canadienne pour violation de brevet.
Lisez la suite de l’article qui est aussi visible sur ZDNet.fr et The Telegraph
Et que va faire MS$ … comme d’habitude un gros chèque à i4i pour que cette société retire sa plainte … j’espère que i4i ne se laissera pas soudoyer.
Une preuve de plus de l’absurdité des brevets logiciels.
Windows Internet Explorer 8: Get the facts
A mourir de rire !
Si vous n’avez pas le moral, lisez ceci … çà tempérera le fait de ne pas être en vacances en ce mois d’Août
A croire que MS$ commence à craindre les butineurs alternatifs et libres … pour les critiquer de cette manière. Et quand on voit les difficultés des utilisateurs avec IE8 et ses dégâts collatéraux !
Microsoft craint Linux !
Microsoft reconnaît que Linux est une “menace” même sur les “desktops”
Microsoft admits to SEC: We fear Linux, Ubuntu, and Red Hat
La conclusion est significative “The upshot to all this? Microsoft knows that it’s in for a tough battle, and that its cash cow is endangered.” En résumé: Sa vache à lait est en danger !
Lire les commentaires d’un contributeur de Planet Libre
et le Techflash de Microsoft
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